Patrick Geddes, par Renaud Garcia (Bibliothèque verte de Pièces et main-d’œuvre)

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Patrick Geddes
(1854-1932)

Mis en ligne par Pièces et main-d’œuvre sur leur site le 7 janvier 2021

 

Dans le quartier historique d’Édimbourg s’élève un bâtiment carré, haut de vingt-cinq à trente mètres, qui domine la cité et offre au regard un panorama circulaire. On y entre comme on s’ouvre au monde, entre une mappemonde au dix-millionième et un buste de Pallas. Des peintures, des cartes murales et horizontales, des exhibitions d’artefacts nationaux accompagnent le visiteur. Puis, d’étages en étages, on étudie l’Europe, les arcanes linguistiques de l’Empire britannique, puis l’Écosse, la ville d’Édimbourg, jusqu’à une petite tour où se situe la Chambre noire (caméra obscura). Dans cette dernière salle, un vaste appareil photographique projette sur un écran horizontal peint en blanc de multiples images de la ville recueillies à l’extérieur. Telle est l’Outlook Tower (la tour d’observation), pensée et réinventée par le naturaliste et géographe écossais Patrick Geddes. Ce point d’observation unique, musée géographique exaltant l’identité celte dans ses rapports avec la nature et le monde, condense les principes éducatifs, architecturaux et politiques de ce savant généraliste. Un honnête homme à l’époque des débuts de la spécialisation.

À la fin du XIXe siècle, au Royaume-Uni, le fonctionnement des vieilles universités de Cambridge et d’Oxford, fondées sur la collégialité, est contesté. Des réformateurs cherchent à implanter le modèle de l’université divisée en départements contrôlés par des spécialistes. Lesquels feront cours à de futurs spécialistes, et ainsi de suite. Geddes, quant à lui, est certes un « positiviste », disciple d’Auguste Comte. Autrement dit un esprit qui assigne à la science la tâche de voir pour prévoir, en substituant à la question « pourquoi ? » la question « comment ? ». Positiviste, donc, mais d’une espèce démocratique. Le savoir scientifique doit valoir pour tous. Chaque étudiant, et plus encore chaque adulte, doit être capable d’analyser et de comprendre scientifiquement son expérience personnelle. Geddes s’initie aux sciences de la nature, botanique et biologie, sous la férule des plus grands de son époque, notamment Thomas Henry Huxley, ci-devant « bouledogue » de Darwin ; celui qu’on lâche dès que les prêtres s’enflamment contre la découverte de notre parenté simiesque. Si l’on croit, du moins, que l’on doit cette découverte à Darwin, suivant la légende répandue par ses disciples. Thomas Henry Huxley est le grand-père de Julian, théoricien de l’eugénisme et inventeur du terme « transhumanisme » , et de son frère Aldous, l’auteur du Meilleur des mondes.

Mais Geddes refuse de s’enfermer dans une spécialisation. En 1880, après avoir étudié la biologie à Londres, en France et tenté une expédition au Mexique, il se fixe à Édimbourg où son intérêt bascule vers la réforme sociale et la réflexion sur l’évolution des grandes villes industrielles. Dans un monde de plus en plus cloisonné, Geddes détonne. Lui qui refuse le principe des évaluations et des examens, il cherche sans cesse à établir les relations réciproques entre les diverses branches du savoir, au bénéfice de la vie. Les livres sont choses précieuses. Mais avant tout, « nous apprenons en vivant », avance-t-il. Et de montrer l’exemple en multipliant les initiatives éducatives en tout genre et les projets de réforme urbaine et civique, aux quatre coins du monde, tels les plans de l’université hébraïque de Jérusalem et de la ville de Tel-Aviv.

Revenons sur la terrasse de la Tour d’observation. On y comprend à quel point l’humain est la nature qu’il habite, sent, parcourt et connaît, d’un savoir qui n’a nul besoin de se traduire en compétence académique. Imaginez-vous sur une terrasse dénuée d’abri. Vous ne pouvez pas vous désintéresser du temps qu’il fait, du soleil, de la pluie, du vent, du chaud et du froid. Vous voici météorologue. Détachez maintenant votre regard de la tour et baissez-le sur la colline qu’elle surplombe, en songeant aux forces terrestres qui ont soulevé le sol. Vous voici géologue. Depuis ce surplomb, vous réapprenez à voir en botaniste les jardins et les parcs de la ville dont les teintes changent au fil des saisons. De la tour, la vue plonge enfin vers la ville, qui charrie son passé et son histoire : le regard s’est fait historien ou sociologue. Plus généralement, depuis l’observatoire, le regard embrasse la vallée, et la région au-delà, unité véritable de l’étude géographique. Aujourd’hui, on nommerait pompeusement cela « pensée complexe ». C’est déjà ce que Geddes promeut, lorsqu’il cofonde, à Londres, la Société de sociologie. Pour lui, science, art et littérature forment un tout, comme pour Élisée Reclus (1830-1905) (1) , son complice géographe qui lui indique l’importance de la notion de région. C’est là le socle de toute éducation populaire, à laquelle Geddes contribue en organisant, de 1883 à 1903, des summer schools où se croisent les perspectives intellectuelles et les gens (les « habitants »), afin de concevoir des villes où toutes les classes et tous les genres pourraient vivre en harmonie. On songe à l’expérience ultérieure d’Ivan Illich (1926-2002), au Centre interculturel de documentation (Cidoc), à Cuernavaca, au Mexique (2). Dans ses pérégrinations, il reproduit ce type d’« universités » libres en Inde, où il séjourne entre 1914 et 1924, en tant que planificateur « colonial», puis à Montpellier dans l’Hérault, jusqu’en 1932, où il crée le Collège des Écossais, qu’il voudrait nouvelle abbaye de Thélème.

L’œuvre de Geddes incite l’homme ordinaire à se réapproprier son milieu. La racine, c’est l’homme dans le cosmos, l’individu sensible à ce qui l’entoure. Et non pas l’humain réduit à la génétique. Il est en effet différentes manières de faire de la science, et de penser la société à partir du vivant. En 1881, Geddes est membre de l’Association britannique pour la promotion de la science. Il y croise Francis Galton, cousin de Darwin, inventeur de la science statistique de l’eugénique (eugenics) : autrement dit la sélection artificielle des naissances entre les mains des pouvoirs publics. Galton pense que la génétique doit être la base de la compréhension de la société. À l’instar des futurs transhumanistes, marchands de gamètes au bazar de la reproduction artificielle de l’humain. Il fonde en 1904 la Société d’eugénisme.

Contre Galton, Geddes défend une méthode globale : non pas réduire le social au biologique, mais croiser les perspectives en une unité féconde. Il crée à son tour, en cette même année 1904, le « mouvement d’éducation civique ». L’année précédente, il a fait paraître un travail pionnier, Le développement urbain : étude des parcs, jardins et instituts culturels. Sa conception de l’urbanisme attise la curiosité à l’égard des nombreux éléments à notre portée dans l’entourage familier. Intérêt qui nourrit un esprit d’enquête, ou survey, le grand mot de l’auteur. Partir de là où l’on se trouve, de sa situation empirique, de l’espace proche, afin d’établir les conditions pour édifier des villes habitables. Il y a un art pour tout cela. Qu’est-ce qu’une ville pour qui sait voir, enquêter physiquement et sentir ? Ce n’est pas une fourmilière efficace, une grande machine avec ses tours, ses voies périphériques et ses stades, un espace saturé où les humains s’entassent à la verticale dans des appartements-garages. C’est l’esprit condensé d’une région. Il faut une région pour faire une ville, la région étant entendue comme une vallée avec son fleuve qui coule de sa source en montagne, jusqu’à la plaine, en traversant les collines. Les rapports avec Kropotkine et Reclus sont évidents ici.

Et plus encore lorsque Reclus fait campagne, en 1895, pour la création d’un immense globe terrestre, à l’échelle 1 : 100 000, à présenter lors de l’Exposition universelle de Paris, en 1900. Ce projet, finalement inabouti, soulève l’enthousiasme de Geddes qui y voit le symbole de l’unité cosmique de la vie humaine : « Plus qu’un simple modèle scientifique dans un institut, ce globe terrestre est l’image même, le temple de la planète mère, et son concepteur n’est pas simplement un professeur moderne qui siège dans sa chaire mais un grand prêtre druide officiant dans son cercle de pierres imposantes, tel un mage oriental qui initie aux mystères cosmiques… Le monde dans son unité a désormais sa base et son symbole de la fraternité des hommes qui le peuplent. La science est un art, la géographie et le travail ont fusionné dans un règne de paix et de bonne volonté. »

Où l’on voit que dans cette tête bouillonnante, l’humanisme libertaire côtoie volontiers les élans spirituels païens. Peut-être ne s’en est-il pas fallu de beaucoup pour que les camps d’été du professeur Geddes ne dérivent vers les extases communautaires sous la bonne garde d’un gourou. C’est que, fervent défenseur de l’identité celte, il n’hésite pas à concevoir, pour le décor de sa tour d’observation, des diagrammes symboliques tels qu’un Arbre de la vie en vitrail duquel poussent la racine commune et toutes les branches de la connaissance. Par ailleurs, il sympathise avec des membres de la Fellowship of New Life (la Fraternité de la nouvelle vie), tels Edward Carpenter, apôtre de la simplicité volontaire ou Havelock Ellis, le fondateur de la sexologie. Des socialistes éthiques, végétariens, parfois mystiques. Les naturiens britanniques, en somme, opposés au courant industrialiste des Fabiens (représentés notamment par G. B. Shaw).

Cela témoigne surtout que Geddes se sent vivre dans un pays, d’ascendance celte, plutôt que dans un État-nation. Comme ses compagnons libertaires, il s’oppose à l’utilisation stratégique de la géographie comme une arme permettant à l’Angleterre de tenir son rang dans la compétition entre États-nations et races. Le mouvement procède à l’inverse : partir de la ville, laquelle ouvre sur une région, en direction de l’humanité commune. C’est cela, la véritable éducation civique pour Geddes. Ce qui explique ses multiples initiatives éducatives destinées à familiariser le citoyen (ce n’est plus un vain mot ici) à l’esprit de sa ville : enquêtes mêlant géographie et histoire ; expositions ; musée civique (tel que l’Outlook Tower) ; « universités » en ville ; agoras ou « acropoles » modernes. On est de quelque part, d’un climat et d’une histoire. L’évolution des villes, le plan qui organisera leurs fonctions, installera leur zonage et tracera leurs voies, ne sont pensables que sur ce fondement. Ainsi, sa méthode est-elle à contre-courant de l’urbanisme moderne qui se développe en ces années : Tony Garnier édite en 1917 La Cité industrielle. Le Corbusier fait le projet de la ville contemporaine pour trois millions d’habitants en 1922 et publie en 1925 Urbanisme, le Congrès international d’architecture moderne est créé en 1928. D’un coté, la ville fonctionnelle où l’humain devient une brique modulable dans une unité de construction, elle-même intégrée dans la ville-machine, où l’on recherche un optimum de fonctionnement pour organiser des flux. De l’autre, la volonté chez le planner, marcheur et enquêteur, d’apprendre à voir sa ville, à pénétrer ses codes sociaux, ses traditions, les usages de l’espace public qui y ont cours, bref à épouser sa personnalité. Pas de town planning sans town survey, relayée par les habitants directement concernés par l’aménagement des sites.

Pour Geddes, les idoles de la modernité industrielle que sont les Affaires, la Politique et la Guerre ont détourné les forces vitales des humains de tout effort de régénération civique — qui, on l’aura compris, est dans le même élan une régénération de la nature. L’ère « paléo-technique », telle qu’il la nomme, reposant sur l’extraction de charbon, est l’ère de l’utopie négative, du déclin, de la « kakotopie ». A l’entrée de l’Outlook Tower, certains visiteurs, ni philosophes (attirés par Pallas) ni observateurs empiriques (attirés par la mappemonde) filent droit devant eux vers un globe en métal qui, parce qu’il brille, les attire irrésistiblement. Geddes se récrie : « Pauvres humains ! Ils tendent toutes leurs énergies vers la seule acquisition de la richesse. Ils trottent, trottent toujours, entre leurs œillères, sans jamais rien voir ni jouir de ce qui se passe autour d’eux, hypnotisés par leur but unique, à la poursuite duquel ils perdent leurs âmes (3). »

À son époque, Geddes croit que les tourments de cette humanité déclinante doivent cesser, peuvent cesser, avec l’émergence de l’énergie électrique et des alliages, énergies « propres », définissant la phase « néo-technique ». Cette nouvelle ère dans l’utilisation de l’énergie est censée ne plus couper l’homme de la nature, mettre fin aux taudis de « Coketown » tout autant qu’à la ségrégation spatiale entre riches et pauvres. Elle justifie les espoirs placés dans un aménagement des villes enfin réintégrées dans un courant vital. Dans Cities in Evolution, son grand livre de 1915, Geddes déclare ainsi :

En tant que paléo-techniciens nous nous efforçons avant tout d’extraire de la houille, de faire fonctionner des machines, de produire du coton à bas coût, de vêtir les gens à peu de frais, de sortir encore plus de houille, de faire tourner plus de machines, et ainsi de suite ; et tout cela est dirigé essentiellement vers « l’extension des marchés » […]. Mais rien de cela n’a impliqué le développement correspondant de la vraie richesse, en premier lieu celle de maisons et de jardins, et encore moins de villes et de cités remarquables : notre industrie ne fait que maintenir et multiplier notre existence pauvre et morne. […] De plus, bien que nous ayons ainsi produit, grâce à l’épuisement de toutes les ressources de la nature et de la race humaine, de nouvelles grandes conurbations, des villes et de prétendues cites, elles se ramènent de façon prédominante, et même essentiellement, à des taudis […] Cependant la seconde alternative reste également ouverte et par bonheur on voit partout actuellement son commencement matériel — celui de l’ordre néo-technique naissant.

L’Américain Lewis Mumford (1895-1990), disciple et fils spirituel de Geddes, s’en souviendra. Encore étudiant, le futur penseur de la Mégamachine découvre les œuvres d’aménageur de Geddes, notamment L’Evolution des villes (1915), qu’il commande dès 1916. L’érudition de son aîné, sa conception ouverte de la science, son goût de l’expérience, lui laissent une impression formidable et le détournent de la spécialisation universitaire. Bientôt s’installe une relation de disciple à maître, attestée par une longue correspondance. Mais leur rencontre en 1923 tarit les espoirs de collaboration. Mumford reste déconcerté par les tendances égocentriques de Geddes, son incapacité à laisser exister les autres (il s’en explique dans un article de 1966, « The Disciple’s Rebellion »). Néanmoins l’estime réciproque demeure. Au-delà du simple fait que Mumford ait nommé son fils Geddes (un enfant au triste destin, né en 1925 et mort au combat en 1944, auquel il consacra l’ouvrage Green Memories), la marque de l’éclectique savant écossais sur ses premiers grands travaux apparaît jusque dans son vocabulaire. Alors que The Culture of Cities (1940) utilise les idées régionalistes de Geddes et sa pratique de l’enquête civique comme préliminaire à toute planification urbaine, Technique et civilisation (1934) reprend la partition de la civilisation machiniste en une phase paléo-technique et une phase néo-technique, Mumford y ajoutant une ère « éo-technique », autrement dit l’aube de la technique moderne, où les grandes inventions avaient été pressenties. Quant à cet hommage dans The Condition of Man (1944), il parle de lui-même : « Aucun homme de notre époque n’a témoigné d’un plus haut degré de vitalité : une énergie intellectuelle à la hauteur de la curiosité dévorante de Léonard de Vinci ; un sens pratique capable d’organiser des célébrations et des plans de ville ; une vitalité sexuelle, maîtrisée mais volcanique, rappelant les figures paniques de Victor Hugo et Auguste Rodin… Son exemple est, pour notre monde, un point de départ pour la culture à venir. »

Avec le recul, on pourra toujours railler la pertinence du découpage entre paléo- et néo-technique, et les espoirs de « transition » sociale et civique (le mot est de Geddes, dans la conclusion de Cities in Evolution) soulevés par l’ère de l’électricité. Toujours est-il qu’en abordant les problèmes d’un point de vue écologique, Geddes avait parfaitement saisi combien la réflexion sur les sources d’énergie demeure le point aveugle de l’économie politique et des progressistes en tout genre : « Pas étonnant, disait-il dès 1886, que l’économiste utilitaire — soi-disant utilitaire, car il est en vérité tout le contraire — quand vous lui demandez ce qui arrivera lorsque le charbon sera épuisé ou que les terres céréalières de l’Ouest seront saturées, réponde avec sérénité : “Ça durera bien tant que je serai là”. C’est-à-dire, selon l’expression d’un roi français, tout aussi économique et vraiment plus utilitaire : “Après moi le déluge” ». (On the conditions of progress of the capitalist and of the labourer, 1886). Et de répondre : « C’est par les feuilles que nous vivons. Certains ont l’idée étrange que ce serait la monnaie qui les fait vivre. Ils croient que l’énergie est générée par la circulation de l’argent. Alors que le monde est essentiellement une gigantesque colonie de feuillage, se développant et formant non seulement une masse minérale mais une véritable terre de feuilles. Ce n’est pas le tintement des pièces qui nous fait vivre mais bel et bien la plénitude de nos moissons » (Leçon d’adieu à ses étudiants de Dundee, 1919).

Renaud Garcia
Hiver 2020-2021

Lecture

L’évolution des villes. Une introduction au mouvement de l’urbanisme et à l’étude de l’instruction civique, Temenos, 1994.

Notes

1.   Cf. Elisée Reclus et les Impressionnistes. Notre Bibliothèque Verte n° 12 et 13.

2. Cf. Jean Brun et Ivan Illich. Notre Bibliothèque Verte n° 14 et 15.

3. « Le professeur Geddes et son Outlook Tower », Revue politique et parlementaire, n° 190, avril 1910.

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1 commentaire

  1. Debra

     /  10 janvier 2021

    Superbement écrit. Merci.
    Le problème de l’université reste intacte. L’esprit de collégialité ne s’est-il pas enfui de notre monde, au profit du cloisonnement de spécialisations qui peinent à s’élargir en une pensée généraliste ? Une pensée qui procède par analyse sans faire le va et vient entre une image globale pour s’accommoder ne suit-elle pas une dérive métonymique ?
    Pour mémoire, le sens même du mot « analogie » vient de partir du bas pour aller vers le haut, et ce procédé organise une science.. profane qui devrait pouvoir se faire entendre bien plus que ce que nous entendons en ce moment.
    Ne serait-il plus possible d’être un honnête homme ? Si tel est le cas, alors, nous avons organisé un monde où nous risquons de nous réduire en esclavage, si ce n’est déjà fait.
    Sur l’organicité de nos villes, et ce qu’exprime notre architecture sur nous-mêmes, je me souviens que Konrad Lorenz faisait le rapprochement entre les constructions style Le Corbusier, vu de l’avion, et d’en haut, et des cellules cancéreuses photographiées dans des tissus sains.
    Quel est le sens de cette métaphore structurante fondamentale qui nous fait parler de CORPS social, et quel est le RAPPORT entre ce dernier, et les processus mystérieux à l’oeuvre dans nos propres corps d’individus ?
    En sachant à quel point nous dépendons des mots que nous mettons sur ces processus…

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